La Journée du Pied

le samedi 14 novembre 2020

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Toxicités cutanées des chimiothérapies anticancéreuses (hors radiothérapie) | C. Lesage, B. Guillot, V. Sibaud

Résumé : Les toxicités cutanées des traitements anticancéreux sont importantes à connaître, pour l’oncologue, mais aussi pour le dermatologue, souvent sollicité pour la prise en charge de ces patients. Les effets secondaires cutanés des chimiothérapies conventionnelles sont bien connus. Cependant, plus récemment, de nouveaux aspects cliniques ont été mieux décrits, comme les alopécies persistantes après un traitement de cancer du sein ou l’érythème toxique. Par ailleurs, il est indispensable de savoir recon-naître les toxicités cutanées sévères pouvant compromettre la poursuite du traitement ou engager le pronostic vital. Il devient donc indispensable de savoir reconnaître, évaluer et traiter ces effets secondaires. Rarement graves, ils peuvent cependant altérer la qualité de vie des patients. Il est donc nécessaire de mettre en place de véritables soins de support dermatologiques, en concertation avec l’oncologue réfé-rent, qui doivent permettre, dans la mesure du possible, de poursuivre le traitement anticancéreux, dans l’intérêt du patient.

© 2020 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Mots-clés: Toxicité cutanée ; Chimiothérapie ; Cancer

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Toxicités cutanées des chimiothérapies anticancéreuses (hors radiothérapie) | C. Lesage, B. Guillot, V. Sibaud

Résumé : Les thérapies ciblées anticancéreuses connaissent un développement exponentiel depuis plu-sieurs années. Leur profil de toxicité cutanée est différent de celui des chimiothérapies ; cette toxicité est fréquente et spécifique selon la cible. Les plus classiques sont les folliculites acnéiformes et les paronychies sous anti-epidermal growth factor receptor (EGFR) ou le syndrome main-pied hyperkératosique sous anti-BRAF ou anti-angiogéniques. Les immunothérapies anticancéreuses sont également en plein essor ; de nouvelles molécules sont disponibles et leurs indications s’élargissent. Ces traitements sont le plus souvent responsables de réactions d’origine immunologique. Les toxicités cutanées les plus fréquemment observées sont une éruption maculopapuleuse non spécifique et un prurit. Les indications oncologiques des cytokines se sont restreintes ces dernières années ; cependant, les interférons, l’interleukine 2 et les facteurs de croissance hématopoïétiques sont encore largement utilisés. Leur toxicité cutanée est rare-ment sévère. Il est utile, pour l’oncologue et le dermatologue notamment, de savoir reconnaître, évaluer et prendre en charge ces effets secondaires, afin de pouvoir améliorer la qualité de vie des patients, l’observance du traitement anticancéreux et permettre sa poursuite de facon prolongée, si nécessaire.

© 2020 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Mots-clés : Toxicité cutanée ; Thérapies ciblées ; Immunothérapies ; Cytokines ; Cancer

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